Que signifie ce nouveau bâtiment pour la Klinik Arlesheim ?

Lukas Schöb Pour nous, c’est un grand pas vers l’avenir de la clinique. C’est ce que nous ressentons depuis que nous avons pris la décision de construire ce bâtiment en bois. Nous avons l’impression d’avoir le vent en poupe sur le plan social, tant dans la communauté de la clinique qu’auprès de nos contacts extérieurs. Habituellement, les gens ont tendance à réagir aux changements par des critiques ou des émotions, mais à l’heure actuelle l’atmosphère est très constructive. Le projet suscite un engagement fort – ce que j’appelle « avoir le vent en poupe » – qui est probablement dû au fait que tout le monde comprend pourquoi nous voulons et devons franchir cette étape importante : notre bâtiment actuel est tout simplement trop vieux. La nouvelle construction est une décision qui engage plusieurs générations envers la clinique.

À une époque où les cliniques sont soumises à une grande pression économique, il faut certainement du courage.

Schöb Oui, il faut du courage. Nous traversons une crise de la politique de santé, dans laquelle les responsables politiques maintiennent délibérément les tarifs hospitaliers à un niveau artificiellement bas. Le Conseil National vient, par exemple, de rejeter une compensation du renchérissement pour les hôpitaux, acculant ainsi certaines institutions à la faillite. Nous sommes conscients des risques et veillons chaque jour à rester économiquement stables.

À quels souhaits répondez-vous avec ce projet de construction ?

Schöb Il s’agit avant tout de pouvoir continuer à pratiquer la médecine anthroposophique ici. Notre bâtiment actuel ne répond plus aux exigences réglementaires. Bien évidemment, nous ne voulons pas seulement conserver un statut ; nous portons un désir de développement, un désir d’avenir. Le choix d’une construction en bois est en accord avec les valeurs fondamentales de la clinique – c’est probablement ce qui nous donne cette impression de vent en poupe. En même temps, je tiens à souligner que le nouveau bâtiment n’est en fait qu’un outil pour notre travail et non le contenu de notre travail. Le contenu, c’est la médecine, c’est notre engagement en faveur du soin fondé sur la conception anthroposophique de l’être humain. Le nouveau bâtiment est un outil qui nous permettra de mieux remplir cette mission exigeante.

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