La libération de la féminité, en tant que qualité attribuée uniquement aux femmes, n'en est qu'à ses débuts. Il ne s'agit pas ici de libérer ces capacités, mais de libérer les femmes de l'aliénation qui, face à ces qualités « féminines », joue encore un rôle. Cela vaut également pour les qualités qui peuvent être attribuées à l’homme. En effet, les femmes et les hommes partagent toujours un environnement religieux, sociologique et culturel commun, à travers lequel différents types de déterminations extérieures agissent sur les deux, même dans le langage. Les termes « féminité » et « masculinité » sont toujours utilisés comme adjectifs. Si nous les utilisons comme substantifs, par exemple « la féminité », nous les soustrayons déjà un peu à la détermination extérieure. Le féminin et le masculin deviennent alors des qualités d'être indépendantes, qui trouvent leur source première dans l'humain en général. L'expression « le Féminin » trouve son fondement dans la féminité, mais ne s’identifie pas nécessairement à celle-ci.

Le « Féminin » désigne une qualité radicalement nouvelle, à laquelle participent aussi bien les hommes que les femmes. Il ne s'agit toutefois pas d'une prise en charge réciproque d'un « rôle ». La qualité de la féminité ne peut être ni complétée ni remplacée par la qualité de la masculinité et inversement. Chaque « rôle » porte encore en lui les traces d'une possible détermination par autrui. On peut même s'imposer soi-même un rôle. Cela aussi peut être compris comme une détermination par autrui. Il est toutefois important que la féminité et la masculinité élargissent les rôles qu'ils se sont imposés, et qu'ils développent une troisième qualité en raison de leur qualité d'être opposés l'un à l'autre. Cela ouvre un nouveau niveau. Dans celui-ci, l'autonomie est au commencement et la liberté peut se déployer à partir de cette autonomie originelle. Il s’agit d’un départ radicalement nouveau.

Le « Féminin » m'apparaît comme ce nouveau départ. Il transparaît à travers les différentes qualités et leur confère un éclat. Un peu comme la lumière qui a traversé les ténèbres de l'aliénation et qui, à un nouveau niveau, confère désormais aux deux une beauté illuminée et partagée en tant que potentialité créatrice. Le philosophe anthroposophe Bodo von Plato évoque une nouvelle esthétique issue d'une combinaison des contraires comme troisième qualité1. (Article publié le 6 mars 2026 sur le site d'Æther, ndlt.) Aujourd'hui, la libération de l'aliénation s'annonce comme une opposition qui comprend ou interprète le sexe et le genre comme la seule base d'un rôle.

Karo Kollwitz, CIS, 29,7 × 42 cm. Aquarelle pressée à froid ; carton, encre de Chine.

Un peu d'histoire

En 1963 a été publié The Feminine Mystique [La mystique féminine], de l'écrivaine et journaliste américaine Betty Friedan. Rétrospectivement, ce livre a déclenché la deuxième vague du mouvement féministe. Dans les années 1950-1960, la femme était devenue l'objet d'une mystification ciblée ; on lui attribuait des caractéristiques et on attendait d'elle qu'elle les incarne, sans qu'elle puisse les déterminer elle-même. Le temps de l'initiative personnelle de la femme, qu'elle avait pu exercer pendant une courte période durant les années de guerre, était révolu. Une partie de la mystification consistait également à faire croire que le rôle qui lui était attribué en tant que femme pouvait ou devait la rendre heureuse. La « féminité », étroitement liée au sexe et au genre, est devenue un bien de consommation et s'est merveilleusement bien vendue. Le mot « féminine » dans le titre reste toutefois énigmatique. Il a donné naissance à des slogans tels que « The future will be feminine » [L'avenir sera féminin]. Ce fut le début d’une prise de conscience extrêmement importante.

Qu'est-ce qui change lorsque des qualités, traditionnellement attribuées à la femme dans un contexte culturel et social, peuvent aujourd'hui être développées de manière autonome, à partir d'elles-mêmes ? Ce serait comme exercer ces qualités existantes, mais désormais avec l'intention inhérente de faire briller ce qui est donné avec une touche de nouveauté. Ce serait le passage de l'adjectif au substantif ! Ce serait l'heure du Féminin. Le Féminin apparaît alors comme une nouvelle qualité qui résonne. Elle est nouvelle parce qu'elle potentialise les qualités féminines et masculines déjà existantes. Les qualités deviennent alors une puissance créatrice. Une puissance qui agit comme principe unificateur, car elle intègre la diversité existante. Dans une conversation subtile2, trois femmes explorent ensemble les différentes qualités de la féminité. (Article publié le 8 août 2025 sur le site d'Æther, ndlt.) Il s'agit avant tout de créer un espace dans lequel personne n'est exclu. Et il s'agit de maintenir cet espace, même si l'on n'est pas en accord avec tout. Il s'agit d'une attention portée à ce qui est discret, d'un regard non sélectif et de la tendresse comme force réelle, d'une sorte d'hospitalité spirituelle où la porte est ouverte avant même de savoir qui se trouve devant. Ces qualités peuvent également être observées chez les hommes, comme une forme étendue de l'être. Une qualité vient alors d’être élevée au niveau de la puissance créatrice. La puissance est capacité pure, qui ne comporte aucune détermination en soi. L'intention inhérente à la puissance met en mouvement le processus créatif et devient effective. Lorsque l'intention devient effective, il en résulte une résonance.

Un exemple en est la potentialité de pouvoir se relier. Cela n’est possible qu'avec une altérité (l'autre dans la nature, dans le monde, l'autre dans son prochain, l'autre en soi-même). Il n'y a pas de connexion entre deux similitudes, à moins que l'une ne se fonde dans l'autre. L'intention nourrit le désir de se relier, qui peut se mettre en mouvement sans cause ni incitation extérieures. C'est un mouvement qui se crée à partir de rien. Car il s'agit de l'acte de se relier. C'est ce que recherche mon désir. À ce stade, le Féminin apparaît comme ce qui peut se mouvoir au niveau créateur du possible, de la puissance. Il se déploie et devient efficace dans le flux du devenir.

Espace d'expérience commun

Il ne peut y avoir de potentialité qui serait prédestinée uniquement à la femme ou uniquement à l'homme. Ce ne serait alors plus une puissance, mais une aptitude. À partir d’une aptitude, des qualités peuvent se développer. Mais les aptitudes ont pour particularité d'interagir entre elles de telle manière que leur interaction peut ouvrir un espace d'expérience. Le Féminin peut s'y maintenir momentanément. On peut citer ici comme exemple la culture médiévale des ménestrels et des troubadours. Partis d'Occitanie, ils se sont répandus vers l'est et ont créé un nouvel univers fait d’images, un monde de l’imagination, dans un langage lyrique où se marient les mots et les sons. Ils chantaient le grand art de l'amour, le « minne ». Les images que l'on trouve dans les miniatures sont encore pleines de vivacité. L'homme et la femme se rencontrent dans leurs regards réciproques, dans un jardin fleuri. Entre eux s'entremêle et pousse un arbuste délicat, un jeune arbre dont les racines s'affermissent. Ses fleurs porteront bientôt des fruits. Comme un souffle, le Féminin s'étend sur eux deux, sur leurs visages et leurs silhouettes. Il chante un moment hors du temps.

Extrait du Codex Manesse. Il s'agit du manuscrit de chansons en langue allemande le plus complet du Moyen Âge. Créé vers 1300.

De nos jours, le Féminin est un appel discret, qui se tisse délicatement et clairement à travers les débats et antagonismes, mais qui se fait néanmoins entendre. C’est tout un art que ne pas laisser la lutte pour le Féminin tomber hors de son domaine créateur. Il est important de garder ouvert l'espace d'expérience du possible en tant que dimension de l'humain. Et cet espace n'est pas directement lié au sexe et au genre. Les femmes, comme les hommes, ont également accès à cette modalité du possible. Le sexe et le genre, dans leur interaction, créent le fondement de toute polyphonie. Le sexe (en tant que voix prédéterminée dans la tonalité de base) et l'identité de genre qui peut en découler sont nécessaires pour que cette nouvelle dimension, à l'instar des harmoniques en musique, puisse se révéler. Tous, homme ou femme, peuvent s'accorder, utiliser leur propre voix. En même temps, le Féminin peut se détacher de la tonalité fondamentale et devenir perceptible comme une « tonalité propre », unique. Il se manifeste comme un être-en-soi s’élargissant. En fin de compte, le Féminin est un fruit dont les graines ne doivent pas être mangées, mais plantées.

La côte d'Adam

Je connais l'expression « le Féminin » grâce à Emmanuel Levinas (1906-1995). Il l'appelle « le Féminin » par opposition à « la femme » et « la féminité ». Dans l'une de ses Lectures talmudiques, il explique le passage de la Genèse où Dieu crée la femme à partir de la côte d'Adam. « Dieu bâtit une femme à partir d'une côte qu'il avait prise à l'homme. » (Genèse 2:22.) Levinas reprend les deux principales interprétations talmudiques, à partir desquelles tous les autres commentaires et interprétations se sont développés au fil des siècles3.  Dans la première série d'interprétations, la côte est un « appendice ». Elle vient après la création de l'homme. Dans la deuxième série d'interprétations, la côte peut être comprise comme un visage. Après de nombreux rebondissements, Levinas suggère que Dieu a d'abord créé l'homme comme un visage unique, à l'image de Dieu. Dieu, en tant qu'altérité radicale, n'a pas de visage, il est visage. À partir de ce visage unique, Dieu en a créé deux : simultanés et égaux. Sur cette base, Levinas accorde, dans ses derniers écrits philosophiques, une place légitime à la « transcendance de l'altérité » qui nous tient captifs dans le regard de l'autre. Emmanuel Levinas a présenté le visage de chaque être humain comme le lieu de l'épiphanie de l'humain. Mais il ne s’agit pas de rencontrer le visage de l'autre en tant qu'« être humain comme moi ». Levinas estime que seule l'altérité peut venir à ma rencontre en tant que visage. L'éthique en tant que responsabilité envers le visage de l'autre, c'est-à-dire lui accorder son altérité – par exemple dans l'hospitalité – est chez Levinas l'un des gestes du Féminin. Il en résulte une ouverture au niveau du possible en tant que dimension de l'humain. Le Féminin laisse entrer l'altérité, ouvre la possibilité qu'elle se révèle comme visage sans devoir ou vouloir se révéler soi-même.

Peinture de Sigrid Schenk. Pigments et liant à base de cire d'abeille sur toile.

Le Féminin nous touche

Au cours de l'été 1981, nous avons passé des vacances en famille dans les environs de l'ancienne ville épiscopale occitane d'Albi. Un séminaire sur le thème « Les textes sacrés et comment ils peuvent (ou ne peuvent pas) être lus » se tenait à proximité. J'avais déjà décidé de passer la journée avec nos quatre petites filles et je m'en réjouissais. Leur père participait aux discussions. Mais le jour où Emmanuel Levinas a invité à la discussion en prenant l'exemple d'un passage de la Bible, j’y suis allée. La rencontre avait lieu dans un appartement privé et, à ma grande surprise, je n'étais pas la seule femme. Lorsque nous sommes entrés, Levinas et sa femme Raïssa étaient assis côte à côte à une table tout à fait ordinaire et nous nous sommes joints à eux. Ils dégageaient une chaleur venant du cœur presque palpable. Toutes les formes d'humour, de douceur et de naturel s'entremêlaient. Elle tricotait, il lisait et commentait. Ils échangeaient à peine un regard. L'excitation des salutations, la tension des discussions à venir qui régnaient au début se dissipèrent. Le calme s'installa. L'intériorité et le silence s'installèrent. Peu à peu, l'intensité de leur présence – à tous deux – se fit sentir. Ils s'étaient rencontrés à Kaunas, alors qu'ils avaient une vingtaine d'années et vivaient au même étage avec leurs familles. Leur présence ici, dans le pays cathare, était tout sauf « impressionnante ». Ils semblaient gracieux, sereins et légers. Quand j'y repense aujourd'hui, je ne peux que dire : nous avons été bénis. Entre eux régnait une présence qui a allégé nos cœurs et nous a libérés d'un fardeau dont nous ne soupçonnions même pas le poids – jusqu'à ce moment où nous avons pu découvrir, l'espace d'un instant, ce que signifie « être en soi et chez soi ». Et de sentir en nous cette petite vie tremblante qui ne s'éteint jamais. Quelque chose nous avait touchés. Le soir, de retour dans notre maison de vacances, les filles, les aînées en tête, ont couru vers leur père. La vie a repris son cours. J’allais dans la cuisine pour chercher le pain.

Karo Kollwitz, Vertikalwasser [Eau verticale] 29,7 × 42 cm. Aquarelle pressée à froid ; carton, encre de Chine.

Le toucher est par essence réciproque : celui qui touche et celui qui est touché sont les deux versants d’un seul et même geste. Parfois, c'est comme lorsque deux cordes d'un violon, touchées par un archet, produisent une seule et même voix. Une vibration délicate, une résonance semblable à un bourdonnement commence. De ces vibrations naît une expérience qui ne cesse de s'amplifier. Mais le désir reste. S'il avait été satisfait, on n'aurait ressenti que soi-même.

L'éros devient potentialité

C'est précisément dans le champ de tension entre deux « altérités » que le Féminin apparaît comme une potentialisation de l'éros. Cette apparence est tout sauf une synthèse des deux pôles opposés féminin/masculin, ni un troisième élément qui les prive de leur essence. Le Féminin signifie le maintien de l'altérité – des deux types d'altérité et de la tension entre les deux. Il s'agit de pouvoir maintenir la tension ! À partir des qualités du masculin et du féminin, un troisième élément, le Féminin, émerge à un niveau supérieur. En lui, les deux deviennent accessibles et participent ainsi à la potentialité. Si le Féminin est réduit à une seule altérité, par exemple uniquement à la féminité, aucune potentialité n'existe à partir de la polyphonie. Le désir de contact ne mène pas à l'épanouissement si l'on veut garder ouvert le niveau créateur du Féminin. Toute attribution, toute classification lui enlèverait la capacité de devenir créatif. Il ne s'agit pas ici d'un ajout qui complète la féminité et la masculinité. Le Féminin ne peut pas non plus être pratiqué, car cela reviendrait à revenir à un modèle de rôle que l'on s'imposerait à soi-même. Il doit pouvoir naître de la potentialité. C'est pourquoi les deux, la féminité et la masculinité, sont en principe inachevés, car la puissance ne porte en elle aucune détermination. On ne peut donc pas non plus se proposer de pratiquer le Féminin. Devenir humain n'est possible que parce qu'en tant qu’êtres humains nous sommes essentiellement inachevés. Mais il s'agit d'un « plus » qui élève les deux et qui pourtant honore chacun dans son insuffisance, son inachèvement, comme signe de dignité préalable. C'est alors seulement qu'apparaît la polyphonie, cet art raffiné qui consiste à faire de la place à la voix de l'altérité, tout en chantant soi-même. Tel est le secret intérieur de la culture de l'amour courtois, à partir de laquelle se sont développés plus tard les « Fedeli d'Amore » autour de Dante et de son cercle. Celui qui aime et celui qui est aimé doivent pouvoir alterner dans le jeu de l'amour, afin qu'un troisième élément puisse s'épanouir et porter ses fruits au milieu. Tout accomplissement serait comme une graine que l'on mange au lieu de la planter. L'un des secrets du haut amour courtois est que l’accomplissement était déjà là avant tout commencement. Le possible est là en premier et, c'est à partir de sa plénitude que nous chantons la chanson d'un nouveau commencement. Encore et encore.

Mais tout ce qui nous touche, toi et moi,
Nous rassemble comme un coup d'archet,
Qui tire une voix de deux cordes.
Sur quel instrument sommes-nous tendus ?
Et quel violoniste nous tient entre ses mains ?
Ô douce mélodie4.

Peinture de Sigrid Schenk. Pigments et liant à base de cire d'abeille sur toile.

Épilogue

Une jeune femme porte son petit enfant dans ses bras tandis qu'elle s'avance vers nous, qui la contemplons. Ses pieds flottent au-dessus d'un sol composé uniquement de nuages, sans presque les toucher. Sa démarche est légère et rapide. Son voile ondule à chaque pas. Mais sa démarche vers nous est en même temps une descente. Son regard se pose sur ce qui se révèle pas à pas, en contrebas. Elle se fraye un chemin. Ce n'est pas son chemin. C'est celui de l'enfant qu'elle porte, apparemment sans effort. Bientôt, tous deux seront arrivés tout en bas. De la plénitude, ils sont arrivés dans la pesanteur. Le chemin et la blessure deviennent désormais les siens. Au cours de l'été 1955, Vassili Grossman se tenait devant la Madone Sixtine, le retable de Raphaël, qui avait été emporté par les Russes comme butin de guerre en 1945 et exposé au musée Pouchkine. En tant que journaliste de guerre, il avait « consigné » dans ses reportages les souffrances indicibles et l'abîme de la Seconde Guerre mondiale (Vassili Grossman, La Madone Sixtine, Éditions Interférences, 2002). À partir du moment où il a regardé la Madone, une révélation sans fin a vécu en lui : « J'ai vu une jeune mère tenant un enfant dans ses bras », écrit-il. « Comment décrire la magie d'un pommier tendre et frêle qui a produit sa première pomme lourde à la peau blanche ; [...] la maternité et la vulnérabilité d'une jeune fille qui est encore presque une enfant ? » Dix ans après la fin de la guerre, l'abîme d'une guerre refait surface en lui : « Pourquoi n'y a-t-il pas de peur sur le visage de la mère, pourquoi n'a-t-elle pas serré le corps de son fils entre ses mains avec une telle force que la mort ne puisse ouvrir ses doigts, pourquoi ne veut-elle pas arracher son fils au destin ? ». Elle lui est apparue d'innombrables fois dans les troubles de la guerre, une mère avec son enfant. Maintenant, elle lui apparaît sur le retable. Il voit en elle sa contemporaine. « Elle fait partie de notre vie, elle est notre contemporaine. » Mais c'est son fils qui lui ouvre le cœur. Grossman voit en lui « l'humanité de l'être humain [...] qui affronte son destin. Et comment la vulnérabilité relie et guérit les contradictions, afin que l'humanité en l'être humain ne se perde pas, car il n'y a rien de plus grand5. » 


Adaptation française

Camille Ablard & ÆTHER X

Source

Essay - Polyfonie des Menschlichen
Das Feminine sprengt Rollen und weist auf das Potenzial des Möglichen selbst. In ihm wird Verschiedenheit zur schöpferischen Kraft. Zart webt es um unser

Notes

| https://www.aether.news/l-esthetique-un-chemin-spirituel/

2 | https://www.aether.news/exploration-du-feminin/

3 | Emmanuel Levinas, Du sacré au saint, Cinq nouvelles lectures talmudiques, Les Éditions de Minuit, Paris, 1977.

4 | Rainer Maria Rilke, extrait de Liebeslied, 1907.

5 | Extrait adapté de Christine Gruwez, La blessure et le droit à la vulnérabilité. Méditations sur le temps présent, traduit de l’Allemand par Arie van Ameringen et Renée Cossette, Éditions Perceval, Montréal, Québec, 2024.