Quelles chances pour la paix ?

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Wolfgang Held, rédacteur de la revue Das Goetheanum, s’est entretenu avec Friedrich Glasl, conflictologue et médiateur, fin février cette année, conflictologue et médiateur, sur les origines de l’invasion russe en Ukraine et sur les origines de l’invasion russe en Ukraine et les perspectives de paix.


Quels sont vos sentiments face à cette escalade en Ukraine ?

Je suis pacifiste convaincu, non-violent, objecteur de conscience, chercheur spécialisé dans les conflits : cela me touche très profondément et m’atteint personnellement. Je ne pensais pas qu’une telle limite serait franchie du côté russe. J’en ai été bouleversé et surpris à tous points de vue. Je ne suis pas le seul : de nombreux experts considéraient qu’une telle invasion était impensable. Cela m’attriste autant que si cela s’était produit dans ma famille ou dans mon voisinage immédiat.

Image : Friedrich Glasl lors d’une conférence en 2020. Photo : Klaus Ranger

La semaine dernière, Yaroslava Black a déclaré dans son entretien pour Das Goetheanum que la stupéfaction de la population ukrainienne était due au fait que l’attaque venait d’un pays frère. Pour elle, une telle chose n’a plus sa place au 21e siècle.

Après 1990 et la réunification de l’Allemagne, une époque très optimiste, des guerres ont eu lieu partout, qu’on a à présent un peu reléguées au second plan. Ayant beaucoup à faire en Arménie et en Géorgie, la guerre en Ossétie en 2008 et le conflit dans le Haut-Karabagh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan l’an dernier m’ont beaucoup affecté. J’espère maintenant vivement que ne se répètera pas en Ukraine ce qui se passe dans ces contrées : des problèmes non résolus qui présentent en permanence une source potentielle de conflits. Nous considérons la guerre en Ukraine comme s’il ne s’agissait que d’un conflit bilatéral entre les deux camps qui ont pris les armes. Il s’agit pourtant de processus multilatéraux, d’un système entier, d’une nouvelle architecture de paix ancrée dans notre époque.

Y a-t-il eu des approches après 1989 ?

Oui, par exemple le « Partenariat pour la paix » ainsi que d’autres initiatives. Mais elles n’ont pas été vraiment poursuivies. Je ne veux pas expliquer maintenant les causes de leur échec. Beaucoup l’ont déjà fait. Il faut y travailler. Ce qu’il faut maintenant, c’est une double stratégie : d’abord l’aide d’urgence que représente un cessez-le-feu entre les combattants sur place. Le cessez-le-feu va ensuite au-delà de la simple trêve. C’est là qu’interviennent l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), la Croix-Rouge et d’autres organisations afin de mettre fin à la violence. Les actions humanitaires en font partie. La deuxième chose, ce sont les processus de paix à moyen et long terme.

Et les sanctions ?

Oui, bien sûr. Mais elles ne peuvent empêcher la violence. Les sanctions n’ont aucun effet préventif, elles n’ont jamais conduit à un changement de mentalité chez ceux qu’elles visent. Mais il faut faire quelque chose ! Quand je parle de double stratégie, la deuxième chose nécessaire est de vraiment travailler à un processus de paix, à un ordre de paix au-delà de la zone des Républiques baltes, de la Pologne, de la Moldavie et de l’Ukraine, du Bélarus et de la Russie.

La Chine pourrait-elle, comme le suggèrent certains chercheurs sur la paix, jouer un rôle de médiateur dans ce domaine ?

Oui, car ce pays s’est montré quelque peu distant en s’abstenant lors du vote au Conseil de sécurité. La Chine a bien sûr sa propre situation à l’esprit. Si la Chine soutient la Russie dans cette affaire, elle doit également prendre au sérieux le récit russe selon lequel on voudrait empêcher un génocide des minorités culturelles en Ukraine, chose qui ne lui est pas facile ! 

Je place mes espoirs dans les oligarques, des personnes que par ailleurs je méprise. Ils permettent et stabilisent le système Poutine. L’opinion publique a déjà appris que certains membres de l’entourage de Poutine s’éloignent de lui. C’est un signal important. Les oligarques ne sont ni patriotes, ni nationalistes. Tout cela leur est égal. Ce qui les intéresse, c’est le profit, et les sanctions les touchent évidemment de plein fouet, car les véritables sources de leur richesse sont en dehors de la Russie. J’ai été étonné de lire qu’en Autriche les investisseurs étrangers viennent en premier lieu d’Allemagne, en deuxième lieu de Russie. Nous savons aussi l’importance des capitaux russes investis en Suisse.

J’ai beaucoup apprécié, et ce n’est pas contraire à sa neutralité, que la Suisse participe aux sanctions économiques de l’UE. J’ai étudié cela dans ma thèse de doctorat (1967) : un état neutre peut participer à des sanctions économiques, cela n’est pas soumis au droit de la guerre. L’Autriche s’est elle aussi rapidement déclarée solidaire des sanctions de l’UE.

Quel est le type de conflit qui se déroule en Ukraine ?

Il s’agit pour moi en premier lieu du rapport de force mondial entre les États-Unis, l’OTAN et la Russie, au sein duquel l’Ukraine est prise en otage. Je considère cette guerre comme une prise d’otage de la Russie. L’attaque a pour but de remettre à plat les relations Est-Ouest pour instaurer un nouvel ordre mondial. Après la conférence de Yalta et les événements de 1990-91, il est à nouveau temps de recréer toute une architecture de paix. En ce sens, cette guerre est une guerre par procuration, dont les otages souffrent terriblement. Bien sûr, il y a aussi des intérêts directs, d’ordre régional. Mais toutes les absurdités d’une justification historique ou le discours sur le génocide, tout cela n’est que de la rhétorique en direction de l’intérieur, à l’intention du peuple russe. Du point de vue de la politique extérieure, personne n’y croit de toute façon. Qu’il y ait un fort mouvement d’extrême droite dans les territoires de l’Est, on ne peut l’ignorer, mais parler pour cette raison d’un régime nazi est bien sûr absurde. Ce récit sert à légitimer la politique intérieure, car le peuple russe doit faire face à d’énormes souffrances.

Quel rôle joue l’humiliation infligée par Barak Obama qui qualifia la Russie de puissance régionale ?

Je pense qu’elle est surestimée. Il y a eu d’autres humiliations, comme les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014, un projet de prestige extrêmement coûteux, énormément dévalorisé par le boycott des politiques occidentaux. Cela a eu un fort impact sur le peuple russe et a agi comme une humiliation.

Que penser de la remarque russe selon laquelle la première puissance mondiale se sent menacée ?

La menace subjective, sans doute unilatérale du point de vue russe, mais néanmoins ressentie comme réelle, a toujours été écartée et n’a pas été prise au sérieux. Elle n’a jamais été abordée de manière substantielle. J’ai examiné les chiffres du SIPRI, l’Institut de recherche sur la paix de Stockholm, concernant les dépenses militaires mondiales pour 2020 : 39 % de ces dépenses reviennent aux États-Unis, 56 % à l’OTAN contre 13 % à la Chine et seulement 3,1 % à la Russie. Même si quelques postes non déclarés s’y ajoutent et que le chiffre est peut-être deux fois plus élevé, c’est-à-dire 6 %, l’OTAN a tout de même des dépenses dix fois supérieures en millions d’euros, de sorte qu’un tel sentiment de menace est compréhensible. Passer outre est humiliant. Je travaillais à Ekaterinbourg à l’époque où la Douma a décidé d’intégrer la Crimée annexée. Le consul d’Autriche m’a invité à une table ronde dans un cercle où l’élite économique et politique d’Ekaterinbourg se réunissait régulièrement pour des discussions d’une franchise surprenante.

Je devais faire un exposé sur la situation d’un point de vue occidental. J’ai été consterné de voir à quel point ces personnes, qui commercent principalement avec l’Europe centrale et occidentale et qui ont également accès aux médias européens, soutenaient pleinement Poutine. C’est le résultat de nombreuses actions entreprises par Poutine pour s’assurer du soutien de la population dans son propre pays.

On observe que les personnes de culture slave sont davantage tournées vers la périphérie, qu’elles fondent davantage leur identité sur la communauté et la tradition que ce n’est le cas en Occident. La différence de conception de l’être humain joue-t-elle un rôle dans le conflit ?

Oui, Gerald Häfner l’a déjà décrit dans cette revue et cela correspond à mon expérience. Il y a là quelque chose de vrai. Je peux aussi l’affirmer sur la base de mon travail, notamment en Ukraine. Il s’agit en fait d’une ressource, car puiser son identité dans les deux pôles, la chercher en soi et autour de soi, pourrait être complémentaire et l’Ukraine pourrait alors, avec d’autres pays, former une zone médiane. Un accord de paix qui tienne compte de la constitution psychique devrait prendre cela en considération.

Robert Habeck a déclaré lors du débat au Bundestag sur la guerre en Ukraine que les sanctions et les livraisons d’armes étaient justes. Quant à savoir si c’est une bonne chose, on ne le sait pas.

Je ne pense pas qu’elles étaient justes. Cela correspond à la logique de guerre, c’est compréhensible sous le coup de l’émotion, mais ne contribue pas à la désescalade. Mais je regrette surtout que l’UE et l’OTAN soient de plus en plus souvent amalgamées dans les discours. N’oublions pas que l’Autriche est membre de l’UE, mais pas de l’OTAN, tout comme la Suède et la Finlande. En supposant que l’on parvienne à lancer un processus de paix dont l’objectif est de considérer l’Ukraine comme un pays neutre comme l’Autriche et la Suisse, et non aligné comme la Suède et la Finlande, on ne devrait pas pouvoir objecter qu’il s’agit automatiquement d’une adhésion à l’OTAN. Cela est lié à l’initiative que j’ai proposée au gouvernement autrichien. L’Autriche a retrouvé sa souveraineté en 1955. Cela s’est passé pendant la guerre froide, avec l’accord des quatre forces d’occupation qui maintenaient le pays sous contrôle. L’Autriche s’étant déclarée neutre sur le modèle suisse, l’Union soviétique a pu donner son accord à l’époque. C’était une situation exactement aussi délicate que celle que nous connaissons aujourd’hui.

Je suis moi-même membre des Verts et j’ai transmis cette proposition au vice-chancelier autrichien, lui aussi membre des Verts. Il y est question d’une double stratégie. Il s’agit d’abord d’une aide d’urgence, c’est-à-dire d’un cessez-le-feu, d’une trêve et d’une aide humanitaire. C’est là qu’intervient l’OSCE, présente sur place. La Russie est toujours membre actif de l’OSCE, qui ne peut prendre des décisions que par consensus. Et la Russie a toujours joué le jeu, y compris sur les questions qui concernaient l’OSCE dans les régions séparatistes de Louhansk et de Donetsk. Je propose à présent que l’Autriche invite à des pourparlers de paix sur son sol dans l’esprit de la neutralité permanente de notre pays. Nous nous engageons à ce que la neutralité soit respectée comme une issue dans cette situation inextricable. Chose intéressante, deux jours après ma proposition, Poutine mentionnait la « neutralité » et le président ukrainien Zelensky en évoquait également l’option. De telles discussions devraient avoir lieu en Autriche avec la Suisse : sur un terrain neutre, avec la neutralité pour objectif. J’espère que cette proposition ne restera pas lettre morte.

Comment Vladimir Poutine peut-il sauver la face ?

Après avoir lui-même lancé le mot-clé de neutralité, c’est en quelque sorte sa proposition que l’on suit ici.

Pourquoi les discussions d’avant la guerre ont-elles échoué ?

Parce que chaque camp n’a fait que poser des exigences à l’autre : « Vous devez faire ceci ou cela ! » Personne n’a dit : « Nous sommes prêts à faire ceci ou cela ». Je parle surtout du côté occidental, de l’UE, des États-Unis et de l’OTAN. J’ai examiné de plus près comment cela s’est passé en 1986 sous Mikhaïl Gorbatchev lors de ses actions unilatérales d’offres de désarmement.

Je l’ai appris de la bouche d’un vice-ministre de l’époque. Je travaillais alors à Leningrad : en 1986, on voulait en effet y découvrir les méthodes de gestion occidentales. Gorbatchev a alors suivi une procédure publiée dans les années 1970 par le conflictologue américain Charles Osgood et améliorée par le chercheur suédois Lindström. Il s’agit de réfléchir à cinq ou six mesures que l’on est prêt à prendre en vue d’une négociation. Ce sont des actions unilatérales et on invite la partie adverse à présenter quelque chose de similaire, mais on ne se rend pas dépendant de l’adversaire. Même en cas de refus, je mets en œuvre la première et la deuxième étape et j’invite à nouveau à poursuivre. C’est ce qu’a fait Gorbatchev. Les observateurs du Conseil de l’Europe, dont la Russie est membre, ont pu constater que Gorbatchev avait neutralisé des ogives nucléaires et que certains missiles avaient été retirés de la circulation. 24 heures après l’annonce par Gorbatchev de la deuxième action et sa mise en œuvre sous surveillance, la décision vint de Ronald Reagan : « Rencontrons-nous à Reykjavik ! ».

La rencontre a eu lieu et elle a conduit à faire avancer les négociations de désarmement de Genève, qui étaient dans l’impasse. Gorbatchev et Reagan se rencontrèrent là-bas, d’homme à homme, accompagnés de leurs seuls interprètes. Reagan écrivit plus tard, dans une rétrospective semblable à un journal intime, à quel point il avait été impressionné par la grandeur morale de Gorbatchev, qui avait pris un risque avec cet affaiblissement unilatéral du potentiel d’armement de l’Union soviétique.

Or rien de tel n’a été fait par l’OTAN. « Non, non, c’est vous qui nous menacez et non l’inverse ! ». Cette méthode a pourtant été également utilisée lors de la guerre au Cachemire entre le Pakistan et l’Inde. J’y étais impliqué à l’époque car j’ai pu présenter l’approche d’Osgood lors d’une formation pour des diplomates indiens, pakistanais et de l’ONU. Cette méthode a fait ses preuves. Et aujourd’hui ? Chaque partie ne fait qu’exiger que l’autre bouge. Si ensuite on ne fait que déclarer quelque chose, on ne lui accorde aucun crédit. Bien sûr, il y a eu suffisamment de mensonges et de tromperies de la part de la Russie. Nous avons en mémoire l’affirmation d’un retrait qui n’en était pas un.

Comment réussir à faire ce premier pas, à donner ce gage de confiance ? Quelles en sont les conditions ?

Ce que je vais dire peut paraître pathétique : il faut une prise de conscience michaëlique, conscience que Gorbatchev avait en 1986 ! Oui. Mikhaïl Gorbatchev ! J’ai appris par mon ami Nodar Belkania, le secrétaire général de la Société anthroposophique en Géorgie avec qui j’ai mis en place et réalise ce master à l’université de Tbilissi, quelque chose d’édifiant : à l’époque, on a trouvé dans le bureau de Chevardnadze, encore chef des services secrets avant de devenir ensuite ministre des Affaires étrangères, des documents sur Gorbatchev : ils montraient qu’il s’était vraiment intéressé à Saint-Georges et à l’archange Michaël. Le bureau a été vidé et attribué à l’université. C’est ce que Nodar Balkania a ensuite entendu.

Gorbatchev a bien sûr reconnu à l’époque que la partie occidentale de la Russie voulait s’armer jusqu’aux dents. Il a reconnu que si, comme il l’a dit, la folie continuait ainsi, cela mènerait à un fiasco. Mais ce qui a impressionné Reagan, c’est qu’il y avait vraiment une conviction derrière tout cela. Je pense que nous ne pouvons pas nous contenter d’être assis dans la tribune, le cœur serré, à observer ce qui se passe mais que nous sommes maintenant appelés à agir : les blocs militaires, les camps sont vraiment dans une impasse. Ils ne peuvent s’en sortir par leurs propres moyens. Je dis cela sur la base de mes recherches sur l’escalade. Le moment où ces puissances pourraient se libérer par leurs propres moyens est déjà passé depuis longtemps. Quoi que fasse l’une des parties, l’autre l’interprète avec méfiance comme si chacun cherchait toujours à piéger l’autre. On ne peut en vouloir à aucun des deux camps, car tous deux ont utilisé la ruse de guerre et le mensonge.

Que peut-on faire pour que de tels efforts de paix aient lieu ?

Nous en revenons à la situation de 1985-86 et d’après 1990 : ne nous laissons pas dissuader de descendre dans la rue pour manifester bougie en main et d’organiser des veillées pour lancer des appels et plaider en faveur d’une solution pacifique qui corresponde aussi aux intérêts du peuple russe. Nous devons tout entreprendre et ne rien laisser de côté, afin que ces voix pour la paix se coordonnent dans le monde entier. Je le sais de différentes sources, des actions de cet ordre ont été essentielles en 1986 pour l’avènement de la révolution pacifique. Ce qui s’est passé à l’époque dans le monde entier et a conduit à la libération de Nelson Mandela était de même nature. L’histoire le prouve aujourd’hui de manière irréfutable.

Sans ces actions de la société civile basées sur des considérations morales et un engagement, la conscience de ceux qui détenaient le pouvoir et représentaient alors l’apartheid ne se serait pas mise en mouvement. Il ne faut pas croire qu’on ne peut rien faire. Ce sont des suggestions de nature ahrimanienne qui vont de pair avec la peur, l’absence de sens, le désespoir et la rhétorique guerrière.

Que souhaitez-vous pour les prochaines semaines ?

Que les tenants de la neutralité disent : « Debout, réveillez-vous ! » et s’adressent directement aux belligérants. Nous ne pouvons pas rester spectateurs de cette folie, il faut faire quelque chose. N’appartenant pas à l’un ou l’autre camp, nous sommes pour ainsi dire sans reproche, même si nous défendons une position différente de la position officielle russe sur le plan de l’éthique ou de la correction en matière de droit international. Un État neutre a le droit d’être actif et de prendre des initiatives. Ce sentiment doit venir de la base et de tous les côtés. Et si le peuple russe apprend lui aussi par le biais de tous les médias possibles que ce n’est pas contre le peuple, cela contribuera à ce que la conscience publique s’élève, qu’elle s’élève pour la paix. 

Initialement paru dans Das Goetheanum, n° 10, 2022.

Traduction : Jean Pierre Ablard

Profil

Friedrich Glasl a étudié la politique, la psychologie et la philosophie. En 1983, il a obtenu son habilitation sur le développement organisationnel et la recherche sur les conflits. Glasl a travaillé pendant 18 ans à l'Institut néerlandais pour le développement organisationnel (NPI) et a cofondé le réseau de développement organisationnel Trigon. Son modèle en neuf étapes pour l'escalade et la résolution des conflits est utilisé dans le monde entier.

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