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Covid, la peur plus dangereuse que le virus ?

Une vague de panique traverse le monde. Elle manifeste d’une part des effets destructeurs et pathogènes, et offre d’autre part la possibilité d’apprendre beaucoup et de faire progresser la civilisation. Une approche systémique nous montre que la réponse à donner aux pandémies doit être immunologique et élargie plutôt que virologique. L’accent unidimensionnel mis sur les virus, les chaînes d’infection et les pires scénarios masque les influences psychosociales et sociales décisives sur nos systèmes immunitaires.


Dans le monde scientifique, l’appel à intensifier l’interdisciplinarité se fait de plus en plus pressante car la spécialisation croissante dans de nombreuses disciplines comporte un danger évident : des connaissances détaillées et hautement spécialisées sur les coronavirus ne sont bien sûr pas suffisantes pour comprendre dans son intégralité un problème comme celui qui se pose actuellement, et pour le résoudre.

Depuis la pathologie cellulaire de Rudolf Virchow et la « déclaration de guerre » de Robert Koch au nouveau spectre des microorganismes, nous avons tendance, dans les sciences médicales, à perdre de vue l’ensemble, à force de réfléchir au détail. Nous cherchons à expliquer les pathologies humaines dans les cellules, les bactéries, les virus, les molécules et les gènes. Nous voulons comprendre les choses en les démontant comme une machine. Cette pensée purement analytique a sa justification tant qu’elle sait revenir, chaque fois, du détail à l’intégralité. On parle alors de pensée systémique, une pensée qui ne décompose pas les choses comme l’analyse, mais les remet en contexte par la synthèse.

La crise sanitaire est un exemple très parlant qui permet d’étudier le conflit entre la « vieille » logique purement analytique et la pensée systémique moderne. Lorsque cinq personnes se disputent car chacune a une opinion différente, c’est rarement en raison de l’incompatibilité des opinions, mais en raison de l’incapacité à comprendre que chaque opinion a sa justification dans une perspective particulière, et qu’il ne s’agit pas d’un « l’un ou l’autre », mais d’un « l’un aussi bien que l’autre.

L’esprit analytique pense de façon linéaire dans le sens d’une logique unidimensionnelle : A est suivi de B et B est suivi de C. C’est de la nature contraignante de cette logique qu’il tire sa prétention d’avoir raison. Ne fonctionnant qu’avec des chaînes causales mécanistes et ne comprenant pas les connexions intégrales, les interactions complexes et les interdépendances, cette pensée est, par exemple, incapable de saisir le principe des systèmes vivants.

En ce qui concerne le problème de la pandémie, l’opinion la plus répandue ou la plus courante est que les virus rendent malades et se propagent par le biais d’infections. Qu’ils peuvent muter et provoquer de graves épidémies causant de nombreux morts. Pour éviter cela, nous devons donc empêcher le plus grand nombre possible de contacts et par là prévenir l’infection ; nous devons fermer les écoles, les magasins, les restaurants, les hôtels, les théâtres, les salles de concert et interdire toutes sortes de rassemblements humains, afin de résoudre le problème. Cette image des virus est unidimensionnelle, cette logique ne va que dans un sens, et ce faisant, elle s’éloigne de plus en plus de la réalité, causant plus de dégâts que le virus lui-même.

Par une approche systémique, nous préférons regarder le problème du virus et de la pandémie à partir du plus grand nombre de points de vue possible.

Sur un plateau de télévision (Anne Will) du 22 mars 2020, le président de l’Association fédérale des enquêteurs criminels allemands, Sebastian Fiedler, a fait une remarque judicieuse. Il a critiqué le manque de pensée systémique dans ce domaine. D’après lui, nous aurions besoin d’une grande table ronde, où non seulement des virologues et des hommes politiques, mais aussi des « têtes bien faites » issues de nombreux domaines s’assoient ensemble et élaborent une orientation interprofessionnelle ou un concept bien pensé à partir d’un aperçu transdisciplinaire des phénomènes.

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Le niveau général d’information en la matière, en particulier parmi les politiques, est bien trop faible pour que l’actionnisme actuel soit vraiment objectif. Plus particulièrement en matière d’immunologie humaine et son lien étroit avec les facteurs psychosociaux, il existe de fait une ignorance inadmissible1.

La crise de la COVID-19 n’est pas seulement un problème virologique, mais un problème pour la société dans son ensemble, et les mesures prises actuellement auront également des effets négatifs sur lesquels nous ne pouvons apparemment pas avoir de vue d’ensemble pour le moment. Il est possible que dans le cadre des mesures actuelles, l’équilibre global des conséquences sur le long terme l’emporte de loin sur le problème du virus à l’état pur. Selon l’économiste Christian Kreiß, le problème de la COVID-19 provoquera l’une des plus graves récessions économiques depuis le début du 20e siècle, avec des faillites d’État, des famines, un chômage de masse et une escalade des conflits2.

Nous allons essayer de décrire ici, à l’aide de quelques aspects, ce à quoi peut ressembler une approche systémique.

Statistiques, taux de mortalité, tests

Environ 10 millions de personnes sont infectées par la tuberculose chaque année, ce qui est fatal pour 1,5 million d’entre elles. Une grande partie de ces décès pourrait être évitée par des mesures relativement simples, visant à améliorer les conditions de vie : nutrition, hygiène et conditions de logement. 80 000 enfants meurent chaque année en Afrique du noma, la « gangrène de la bouche », qui ronge littéralement les visages et entraîne une défiguration horrible. Cette maladie est simplement due à une carence en vitamines et en protéines et pourrait être évitée avec un effort minimal.

Quel serait le niveau général d’indignation si les médias en parlaient plusieurs fois par jour pendant des semaines ? Mais la plupart des gens ignorent jusqu’à l’existence même de cette maladie.

L’actuelle panique au sujet de la pandémie de COVID-19 sous toutes ses facettes pourrait finalement s’avérer être une leçon du chaos qui peut naître lorsque la peur, l’ignorance, l’actionnisme panique et les intérêts commerciaux sans scrupules fusionnent et partent en roue libre.

8 millions de personnes meurent chaque année dans le monde des conséquences directes de la pollution atmosphérique. En Allemagne, ce chiffre est d’environ 80 000 personnes, soit 220 par jour. Le nombre de décès dus aux effets secondaires des médicaments est presque aussi élevé. Bien que toutes ces causes de décès ne soient pas auto-infligées et pourraient être considérablement réduites avec une volonté politique appropriée, elles ne font guère l’objet d’un débat public – alors que le coronavirus est sur toutes les lèvres.

Chaque année, environ 650 000 personnes meurent de la grippe dans le monde3). En Allemagne, les années où les vagues de grippe sont les plus fortes, on compte entre 10 000 et 25 000 décès, ce qui correspond à 60 décès par jour. Nous ne savons pas encore si le nombre total de décès dus à grippe + COVID sera plus élevé cette année, mais tout indique que le bilan final de la COVID-19 ne sera pas très différent des autres vagues annuelles de grippe4.

Selon l’Institut Robert Koch, 25 100 personnes5 sont mortes de la grippe en Allemagne durant l’hiver 2018 en seulement 8 semaines, sans que cela ait été rapporté dans les médias. Ces taux de mortalité ont été enregistrés dans la fourchette normale de fluctuation. En ce qui concerne la situation actuelle, le professeur Carsten Scheller, virologue à l’université de Würzburg, a fait la comparaison suivante6 : 100 personnes sont mortes la première semaine, 1 000 la deuxième, 5 000 la troisième, après quoi la courbe de mortalité est revenue au même niveau de départ. Nous sommes loin de tels chiffres avec la pandémie, mais les mesures et le niveau général d’émotion sont beaucoup plus élevés. Pourquoi ?

Scheller souligne également qu’avec tout ce que nous savons sur le virus à présent, la pathogénicité et la mortalité ne diffèrent pas significativement de la grippe. La situation générale de manque de fiabilité des données a conduit les virologues à faire des pronostics parfois très divergents, allant de scenarii catastrophe à une grippe impossible à distinguer d’une grippe normale.

Le principal problème à l’heure actuelle est que les chiffres publiés dans les médias suggèrent une augmentation des infections qui n’existe peut-être même pas. Si vous testez 1 000 personnes aujourd’hui et que vous découvrez 30 personnes infectées, que vous testez 2 000 cas le lendemain et que vous diagnostiquez 60 infections, que vous faites 5 000 tests le troisième jour et que vous trouvez 150 personnes infectées, alors ce n’est pas le nombre d’infections mais le nombre de tests qui a augmenté de façon exponentielle.

Il y a donc un manque d’analyses d’échantillons comme dans une enquête représentative. Cela signifierait, par exemple, que 1 000 personnes seraient testées et que ce test serait répété une semaine plus tard dans un collectif comparativement représentatif. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut évaluer dans une certaine mesure la propagation de l’épidémie. Il n’y a qu’en Islande qu’une telle analyse a été effectuée. Sur les 9 678 personnes qui ont été testées au hasard, seul 1 % étaient positives, même s’il a été prouvé que le virus avait été introduit par des vacanciers d’Ischgl et des fans de football. Le résultat encore plus intéressant, cependant, selon Thorolfur Guðnason, responsable du programme national de vaccination à la Direction de la santé à Reykjavik, est que « environ la moitié des personnes testées positives ne présentaient aucun symptôme. L’autre moitié présente des symptômes faibles et typiques d’un rhume »7.

Les chiffres ne diffèrent pas de ceux des épidémies saisonnières de rhume et de grippe.

L’actuelle panique au sujet de la pandémie de COVID-19 sous toutes ses facettes pourrait finalement s’avérer être une leçon du chaos qui peut naître lorsque la peur, l’ignorance, l’actionnisme panique et les intérêts commerciaux sans scrupules fusionnent et partent en roue libre.

Un mot sur les procédures de test : en ce qui concerne le dépistage des virus, nous devons être conscients que les tests ne couvrent que ce que nous savons déjà. Nous connaissons bien moins de 1 % des virus, d’autant plus que les virus sont des créatures en constante évolution.

La méthode courante de la PCR (Polymerase Chain Reaction) ne détecte pas un virus, mais une séquence de nucléotides, c’est-à-dire une section d’ADN que nous supposons présente dans le virus que nous recherchons. Les tests sont basés sur l’isolement d’un virus chez un sujet malade, en supposant que le virus est à l’origine de la maladie. Ce virus est ensuite mis en culture et l’ADN ou l’ARN est séquencé à partir de cet isolat. Dans le cas des virus à ARN, le matériel génétique doit d’abord être transcrit en ADN. Une région définie est alors fixée, qui est amplifiée par la PCR jusqu’à ce que la séquence d’ADN recherchée soit détectée. Dans les tests standards, ces séquences ont une longueur d’environ 3 000 paires de bases. Le début et la fin de la section sont flanqués de ce que l’on appelle des amorces qui marquent la section à amplifier.

Ce n’est donc pas directement un virus que nous détectons, mais les laboratoires ou les autorités sanitaires, comme le CDC (Center of Disease Control) aux États-Unis, définissent une séquence d’ADN considérée comme spécifique du virus recherché. Cependant, au moins 99 % des virus nous sont inconnus, on ne peut donc pas exclure l’éventualité que la séquence d’ADN soit également présente dans un très grand nombre d’autres virus, bactéries et parasites mais qui n’ont rien à voir avec la maladie. Les virus mutent et se désintègrent très rapidement, et de nouveaux virus peuvent se former spontanément à partir des fragments de virus – ou « bricolage », comme l’appelle le virologiste Luis Villarreal – qui contiennent à leur tour des séquences des virus précédemment désintégrés. Il faudrait donc connaître tous les virus pour être sûr qu’une certaine séquence ne se produit que dans une seule espèce. Mais ce n’est pas le cas. L’analyse PCR ne permet pas non plus de distinguer les virus vivants des virus morts.

Le danger de l’analyse PCR est qu’elle peut amplifier une très petite quantité de matériel génétique dont nous ne savons même pas si elle est pertinente pour une maladie. De nombreux soi-disant agents pathogènes vivent en permanence dans notre organisme, mais en si petit nombre qu’ils n’ont aucune valeur de maladie. Cependant, ils sont détectés par la PCR. C’est la raison de la différence souvent flagrante entre les personnes dites infectées et les personnes réellement malades. L’augmentation rapide du nombre d’infections, qui est citée comme un argument en faveur d’un développement spectaculaire de la pandémie, ne dit finalement rien sur le risque réel pour la santé. Les chiffres sur les « nouvelles infections » publiés quotidiennement dans les médias ne représentent aucune infection au sens classique du terme, mais seulement des résultats de tests dont la pertinence par rapport à la maladie n’est pas établie8.

Étant donné la mutabilité élevée des virus, on ne peut pas non plus exclure l’existence de mutants apathogènes, contenant la séquence sans être responsables des symptômes de la maladie. La séquence d’ADN n’est pas la même que celle de l’agent pathogène.

Il faut donc supposer que nous testons un grand nombre de personnes en bonne santé pour détecter les faux positifs. Les résultats des tests peuvent également être falsifiés par diverses contaminations.

Environnement et protection de la nature

Les « points chauds » pour la survenue d’événements infectieux à grande échelle (EID, Emerging Infectious Diseases) sont situés là où les influences anthropiques – densité de population, industrie, agriculture, consommation d’antibiotiques – sont concentrées (États-Unis, Europe occidentale, Japon, Australie). Dans une étude qui a enregistré 335 cas d’événements infectieux épidémiques et pandémiques dans le monde entre 1940 et 2004, 20,9 % étaient causés par des microbes résistant aux médicaments (tuberculose multirésistante, paludisme chloroquino-résistant, staphylococcus aureus multirésistant) uniquement ; 60 % étaient causés par des zoonoses qui présentent le plus grand risque d’EID. Les auteurs concluent que l’écologisation ou la désindustrialisation de l’agriculture et de l’élevage et la réduction des activités anthropiques dans les régions à faune très diversifiée sont les facteurs de protection les plus efficaces contre les pandémies9. Dans un article intitulé « La déforestation transporte des virus. Les maladies se propagent par le défrichage des forêts vierges. La protection de la nature pourrait réduire le risque d’épidémies », dans le Südwestpresse du 3 avril 2020, on cite le célèbre biologiste Josef Settele du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale et président du Conseil mondial de la biodiversité, qui avait déjà mis en garde en 2011 : « Si nous ne changeons pas de cap, nous aurons plusieurs pandémies de ce type. » Pour résumer : en détruisant les habitats des animaux, nous faisons entrer de plus en plus de virus du règne animal dans les zones de vie des humains, où ils deviennent des agents pathogènes. D’après la ministre allemande de l’Environnement, Svenja Schulze, « c’est au problème que nous contribuons ! ». Elle plaide pour une protection de la nature plus conséquente comme politique de santé préventive. « La surexploitation de la nature est un problème de santé massif suffisamment prouvé ».

Partout où l’homme a envahi et détruit des zones naturelles, créées au cours de millions d’années d’évolution et dans lesquelles des systèmes d’équilibre écologique très complexes se sont formés, des virus ont été libérés et sont devenus pathogènes pour l’homme.

La plupart des infections virales sont transmises à l’origine des animaux aux humains. Pourquoi en est-il ainsi ? Nous devons aller au fond de cette question. La majorité des virus pathogènes pour l’homme proviennent d’animaux, chez qui ils ne provoquent aucun symptôme de maladie, c’est-à-dire qu’ils sont apathogènes. Dans certaines conditions, ces virus mutent chez les animaux puis se transmettent à l’homme, chez qui ils deviennent des agents pathogènes. Quelles sont ces conditions ? Établissons d’abord une règle virologique de base : dans tout système biologique soumis à un stress, l’activité virale augmente. Aujourd’hui, par exemple, nous pouvons mesurer le niveau de stress d’une personne en mesurant l’activité virale dans la salive. Nous pouvons également faire remonter ce phénomène au néolithique, lorsque les humains se sont installés et ont transformé les zones naturelles en terres agricoles. C’est l’homme qui a exposé la nature, et donc aussi le monde animal, à un certain stress. Nous savons aujourd’hui que les agents pathogènes de la rougeole et de la tuberculose proviennent à l’origine des vaches, que la coqueluche était transmise par les porcs et la grippe, des canards aux humains10.

Partout où l’homme a envahi et détruit des zones naturelles, créées au cours de millions d’années d’évolution et dans lesquelles des systèmes d’équilibre écologique très complexes se sont formés, des virus ont été libérés et sont devenus pathogènes pour l’homme.

Lorsque les maîtres coloniaux belges ont construit des chemins de fer au Congo et ont poussé les villes dans la jungle, les lentivirus installés dans les organismes des singes (macaques) se sont lentement adaptés à l’homme. Cela a ensuite donné naissance aux agents pathogènes qui causent le SIDA, les VIH.

Les plus grandes forêts de mangroves du monde, les Sundarbans en Inde et au Bangladesh, sont parmi les écosystèmes les plus riches en espèces de la planète. Elles ont été méthodiquement détruites depuis l’époque coloniale et ce n’est que depuis quelques décennies qu’elles font partie des espèces protégées. Lorsque la Compagnie britannique des Indes orientales a défriché de grandes étendues de terre au 19e siècle pour cultiver du riz, de plus en plus de personnes sont entrées en contact avec l’eau saumâtre et les micro-organismes qui y vivent. Cela a entraîné la première d’un total de sept grandes pandémies de choléra.

Partout où leur habitat naturel est détruit, les animaux envahissent les habitats humains et il va sans dire qu’ils y propagent leurs virus. Par exemple, la salive et l’urine des chauves-souris ou des renards volants peuvent être trouvées dans les plantations de fruits, où elles abritent un véritable réservoir de virus. Le virus Nipah, qui provoque une encéphalite grave et mortelle à environ 50 %, est transmis à l’homme de cette manière – généralement par l’intermédiaire des porcs en tant qu’hôtes intermédiaires.

Les chauves-souris frugivores sont également le réservoir naturel du virus Ebola, qui provoque une infection hémorragique hautement fiévreuse qui tue la grande majorité des sujets infectés (en 2014, il y a eu 11 000 décès en Afrique de l’Ouest). Ils pénètrent chez l’homme par l’intermédiaire des porcs et des singes en tant qu’hôtes intermédiaires dans lesquels les virus continuent à muter.

Dans les fermes industrielles américaines, plus de 50 % des animaux d’engraissement sont infectés par l’EHEC11, des germes qui sont nocifs pour l’homme mais pas pour les animaux. Les grandes entreprises industrielles produisent d’énormes quantités d’excréments qui ne peuvent être épandues dans les champs et sont donc déposés dans de grandes fosses à purin, terrain de choix pour les agents pathogènes EHEC. Ils entrent dans le cycle de l’alimentation humaine par l’intermédiaire de l’eau potable et provoquent environ 90 000 maladies EHEC par an aux États-Unis12.

Sur les marchés dits humides d’Asie, notamment en Chine, sont proposés des animaux vivants abattus au moment de la vente. Ils sont souvent entassés dans des cages étroites et subissent un stress maximal, libérant de nombreux virus ou les échangeant entre les animaux et les humains. On suppose que le principal site d’infection de l’épidémie actuelle de coronavirus est le marché de gros, de poisson et de fruits de mer de Wuhan Huanan, désormais fermé, en Chine. Les agents pathogènes du SRAS, de la grippe aviaire et d’autres nouvelles épidémies proviennent également de ces conditions honteuses ou de l’élevage industriel13.

Nous devons nous poser la question fondamentale de savoir si nous ne payons pas en fin de compte un prix mortel pour nous-mêmes par notre traitement irresponsable de la nature, qui devient de plus en plus évident à de nombreux niveaux.

Avec une ignorance désastreuse des contextes naturels systémiques, l’industrie alimentaire mondiale agit selon la devise « des catastrophes à long terme pour un profit à court terme ». D’énormes monocultures modifient massivement la taille des populations de chaque espèce, entraînant des dysbioses écologiques totales et donc des maladies aux proportions ingérables.

On a toujours affirmé que les nouvelles épidémies provenaient des « oiseaux sauvages d’Asie », ce qui ne correspond pas à la réalité. Les virus commensaux, c’est-à-dire les virus indigènes des oiseaux, appartiennent aux oiseaux sauvages comme les plumes et les becs. Cependant, lorsque ces virus sont ingérés par leurs parents dans les élevages de volailles, ils mutent vers des formes pathologiques qui deviennent en même temps un danger pour l’homme. Ceci est un fait très important. Pourquoi les virus aviaires, qui sont normalement totalement inoffensifs pour l’homme, se transforment-ils soudainement en formes pathogènes pour l’homme dans ces établissements d’engraissement ? Après tout, c’est l’être humain qui construit ces installations « malades » et s’intègre ainsi dans un système global pathologique qui a un effet sur lui-même.

Le respect de chaque créature et donc de la protection de la nature constitue la meilleure arme contre les épidémies. La pathologie par les microorganismes commence là où nous ignorons les sphères d’autonomie des humains et des animaux. Les maladies se déclarent là où les hommes et les animaux sont soumis à un stress constant, dans les zones de crise où l’étroitesse, la peur, la rareté et l’éloignement de la nature existent, dans l’agriculture industrielle ainsi que dans les grands rassemblements de personnes dans des conditions inhumaines.

À regarder de près !

Différents virologues ont fait des pronostics très variés, allant de peu dramatiques à des dizaines de millions de morts, comme dans le cas de la grippe espagnole. En fait, nous devons admettre que même les virologues n’en savent tout simplement pas assez et nous ne devons pas nous laisser entraîner dans une polarisation entre banalisateurs et semeurs de panique. Le célèbre épidémiologiste de Stanford, John P. Ioannidis, souligne expressément que les données dont nous disposons actuellement ne sont pas suffisantes pour permettre une estimation fiable.

La raison pour laquelle il y a tant de morts en Italie et dans d’autres régions est une question qui doit être examinée avec soin et qui ne doit pas être attribuée hâtivement à la peur du virus, même si les camions chargés de cadavres en Lombardie, qui ont été montrés à plusieurs reprises, le suggèrent. Les incidents particuliers nécessitent toujours un examen particulièrement attentif ; c’est une expérience médicale ancienne. Il est évident que certaines circonstances ne peuvent être expliquées par le seul virus : en effet, pourquoi un même virus aurait-il une contagiosité, une pathogénicité ou une mortalité aussi variables selon les régions ? Les raisons de ces événements sont souvent multifactorielles et il faut se méfier des explications trop simples.

Tout acte médical commence par une anamnèse précise. Quelle est la situation en Italie ?

L’âge moyen des victimes était de 81 ans14. Si une personne âgée souffrant de diverses maladies concomitantes est testée positive pour le coronavirus avant sa mort, cela ne signifie pas que le virus est à l’origine de sa mort. Cela signifie seulement que le système immunitaire, affaibli dans la phase finale de la vie, laisse entrer dans l’organisme le coronavirus, actuellement omniprésent, et de nombreux autres parasites, ce qui peut accélérer le processus de mort mais n’en est pas la cause. La plupart des victimes ne meurent pas du virus, mais avec lui. Les chiffres élevés en Italie ont été générés en partie par des collectes de données manquant de rigueur.

L’épidémie de peur est beaucoup plus contagieuse que le virus.

Il faut ensuite préciser si d’autres maladies infectieuses qui ont aggravé ou potentialisé le problème peuvent également avoir circulé dans les zones concernées15. Un grand nombre de personnes ont peut-être été vaccinées en raison d’une peur accrue de la maladie, ce qui augmente temporairement la réceptivité à l’infection16. En outre, le niveau très élevé de pollution atmosphérique en Lombardie, bien connu, fait augmenter le taux de complications graves des infections broncho-pulmonaires.

Quelle était, dans la région, la consommation d’antibiotiques, qui sont souvent prescrits à tort et à travers lors des épidémies de grippe ? Grâce à la recherche sur les microbiotes, nous savons maintenant très bien que même l’administration unique d’un antibiotique peut réduire considérablement les fonctions de défense de l’organisme. On sait depuis longtemps que si vous voulez infecter des rats sains avec une infection à la salmonelle, il faut environ 100 000 germes pour que 50 % des rats tombent malades. Si les rats ont reçu un antibiotique une fois dans les semaines précédentes – ce qui entraîne une irritation durable du microbiote intestinal et donc de la défense immunitaire – alors 3 (sic) germes suffisent pour que la moitié d’entre eux tombent malades17.

En Lombardie, l’âge moyen de la population atteint des valeurs maximales européennes. Ici, les patients présentant des symptômes de grippe ont été traités avec des antibiotiques dans 80 % des cas, 50 % avec des médicaments antiviraux et 30 % avec des stéroïdes18. Les antibiotiques n’ont aucun effet thérapeutique sur les infections virales, les stéroïdes et certains médicaments antiviraux ont un effet immunosuppresseur.

Dans le cadre des mesures d’austérité de l’UE, l’Italie a réduit le nombre de lits d’hôpitaux de 10 à 3 pour mille habitants et a diminué le nombre de personnel infirmier de 30 %. La conséquence de cette politique est la rapide détérioration de l’offre et, surtout, de la qualité des soins aux personnes âgées. Les images d’unités de soins intensifs bondées à Bergame sont également à corréler avec la pénurie de lits.

Dans ce cas, vous devez examiner de près chaque patient, ses conditions de vie et ses antécédents médicaux pour avoir une idée réaliste de l’évolution de sa maladie. Par-dessus tout, le niveau de sécurité sociale, qui diminue à mesure que le chômage augmente, est un prédicteur fiable de la propagation des épidémies.

À l’université de San Francisco, une étude19 a été réalisée en 2007 auprès de chômeurs. Dès le début du chômage, l’activité de leur système immunitaire a été régulièrement enregistrée pendant 19 mois en utilisant les cellules tueuses naturelles (NK) Un déclin continu avec une augmentation correspondante de la disposition à la maladie a été démontré. Les cellules NK éliminent les virus et les cellules cancéreuses de l’organisme. Chez les personnes testées qui ont retrouvé du travail, les cellules sont revenues à leur niveau d’activité initial. Les mêmes résultats ont été obtenus dans une étude réalisée en 1992 à Osaka (Japon) sur les chauffeurs de taxi qui étaient menacés par de sévères réductions de salaire, des pertes d’emploi et des craintes existentielles en période de récession économique. En utilisant divers paramètres immunitaires, il a été possible de montrer comment les fonctions immunitaires ont diminué et comment le risque d’infections et d’autres maladies a augmenté avec le niveau de stress psychosocial20.

Le fait que même un niveau excessif d’émotion et de peur puisse conduire à de graves distorsions dans l’évaluation de la réalité et à des interprétations erronées – en psychologie, on parle aussi de catastrophisation – est compréhensible, surtout en matière de précarité médicale, mais n’aide guère à évaluer les stratégies d’action. La transmission chargée d’émotion de prétendus rapports médicaux (d’horreur) par des informateurs non professionnels se caractérise par le fait qu’habituellement, après deux ou trois arrêts intermédiaires, il ne reste pas grand chose des faits réels. C’est un phénomène psychologique dont beaucoup de journalistes ne sont évidemment pas à l’abri.

Ce sont surtout les hommes politiques qui sont soumis à une forte pression des attentes et qui sont animés par la crainte de l’échec et la menace de dérapage électoral. Ils ont tendance à réagir de manière irréfléchie dans le bourdonnement constant des médias et sous l’influence de lobbyistes pharmaceutiques suractifs, comme c’est le cas actuellement.

L’épidémie de peur est beaucoup plus contagieuse que le virus. Il faut tenir compte des effets de cumul socio-psychologiques. Un pays met en place des « mesures de protection », un autre suit, les responsables politiques commencent à paniquer d’être passés à côté de quelque chose et, à un moment donné, ils se surpassent les uns les autres par la radicalité des mesures, ce qui, dans les situations de peur collective, apporte aussi des voix aux électeurs parce qu’ils se mettent en scène comme des « faiseurs » et des « sauveurs ».

Dans le même temps, les médias rivalisent de reportages dramatiques en rapportant surtout ce que l’angoisse du public attend de toute façon. Cela crée ces caisses de résonance médiatiques et leurs effets d’auto-amplification. On interroge principalement des experts qui confirment le niveau d’angoisse généré par les médias. Les instituts virologiques, qui sont beaucoup plus soucieux de leur réputation et des crédits de recherche qu’on ne le pense généralement, utilisent également ce scénario dans leur propre intérêt. Bien qu’ils ne sachent rien du déroulement de cette « pandémie », ils se laissent facilement aller à des pronostics audacieux conduisant à des prévisions très divergentes.

Il faut être conscient de ces dynamiques socio-psychologiques, dans de telles épidémies. La pression psychologique pour agir dans des situations de réchauffement global est énorme pour les responsables !

Prenons l’exemple d’une personne courageuse : lors de la pandémie de SIDA des années 1980 et 1990, en raison du manque de fiabilité des tests dans certaines régions d’Afrique du Sud, plus de 50 % des personnes ont été testées séropositives et l’OMS a prédit plusieurs millions de décès au cours des 20 années suivantes. Il a même été question de l’extinction de pays entiers. Le président sud-africain de l’époque, Thabo Mbeki, ne voyant pas d’augmentation du taux de mortalité dans son pays a donc réuni un groupe de scientifiques internationaux, en partie critiques, et leur a demandé conseil. Suite à cette réunion, tous les tests et thérapies antiviraux ont été arrêtés, si bien que rien n’a changé dans les statistiques de mortalité de l’Afrique du Sud. Au contraire, certaines des régions touchées ont connu le taux de croissance démographique le plus élevé du continent21.

Virus et système immunitaire

Le coronavirus n’est pas nouveau, il fait partie du grand groupe d’agents pathogènes qui infectent chaque année nos voies respiratoires supérieures. Ces virus à ARN hautement mutables, c’est-à-dire pouvant subir des mutations, peuvent naturellement modifier leur contagiosité et leur pathogénicité, mais cela n’est pas causé par le virus seul, mais est également très lié à la situation générale de l’immunité dans une société. Et cela nous amène au point essentiel.

Le risque de tomber gravement malade augmente avec l’âge, car la résistance diminue, les maladies concomitantes sont présentes et les systèmes immunitaires s’affaiblissent.

Au fond, nous ne mourons pas des virus, mais d’une disposition très spécifique, telle qu’une déficience immunitaire, sans laquelle aucun virus ne peut se propager comme une maladie grave dans notre organisme.

Au moment de la grippe dite espagnole22 en 1918, qui a éclaté après quatre ans de stress de la Guerre mondiale, des expériences ont été menées à Boston et à San Francisco avec des marines délinquants et emprisonnés pour tester le risque d’infection. Les 62 jeunes gens en bonne santé, dont 39 n’avaient pas encore la grippe, se sont vus promettre d’être graciés s’ils acceptaient la pulvérisation de mucus nasal de personnes gravement malades dans leur bouche et leur gorge, et s’ils acceptaient de s’asseoir au chevet de malades et se laisser tousser dessus et respirer l’air expiré : dans aucun cas il n’y a eu d’infection23.

Chaque fois que nous sommes confrontés à une nouveauté, il y a une chance de développement, mais aussi le risque que la situation nous submerge, que la nouveauté s’occupe de nous et non pas nous d’elle.

Illustrons ce point important par un autre exemple. On sait depuis longtemps que l’être humain possède des milliers de cellules cancéreuses, qui sont tenues en respect par un système immunitaire actif. En 2004, une étude informative a été publiée sous le titre Cancer sans maladie24 : lors de l’autopsie de 200 femmes âgées de 40 à 50 ans, décédées à la suite d’un accident, chez 39 % des personnes concernées, on a trouvé au hasard de petits foyers de cancer dans le sein, bien que le taux d’incidence du cancer du sein dans cette tranche d’âge ne soit que de 1 %. Des résultats similaires ont été obtenus pour le carcinome de la prostate et de la thyroïde. En d’autres termes : « Le cancer » est quelque chose que nous avons toujours en nous, mais nous ne tombons malade que lorsque notre système immunitaire l’autorise. La thérapie moderne du cancer se concentre donc de moins en moins sur les cellules cancéreuses elles-mêmes, mais plutôt sur l’activité du système immunitaire. On ne recherche plus les cellules cancéreuses elles-mêmes, mais ce qui se passe autour d’elles25.

La situation est similaire pour les virus. Avec chaque feuille de salade que nous mangeons, nous ingérons environ un milliard de virus. Un millilitre d’eau provenant d’un cours d’eau sain ou de la mer peut contenir plus de dix millions de virus. Même l’eau potable regorge de virus. Chaque fois que nous respirons, nous absorbons des dizaines de milliers de virus. Dans nos intestins, nos poumons, notre peau et nos muqueuses, et même à l’intérieur de nos cellules, d’innombrables virus abondent. De tous ces virus, nous n’en connaissons même pas un pour cent, et il y a une chose qu’ils sont moins que tout : pathogènes ! Au contraire, les découvertes de la génétique moderne nous apprennent quelque chose qui exige un regard complètement nouveau, qui n’a rien à voir avec les virus érigés en spectre : ils sont en effet la force motrice décisive de l’évolution génétique, les moteurs du renouvellement de l’évolution et de la diversité des espèces. Voici probablement la découverte scientifique la plus importante du 21e siècle : tout notre génome est constitué de virus !

Du matériel génétique volant

Mettons les choses au clair : les virus sont du matériel génétique « volant » situé à l’extérieur des organismes, à partir duquel les organismes vivants assemblent leurs gènes au cours de l’évolution. Tout comme les plantes et les animaux tirent de l’environnement des nutriments, de l’oxygène et du dioxyde de carbone et en construisent leurs organismes, nous avons pris la matière première génétique de la virosphère au cours de longues périodes d’évolution et en avons construit notre matériel génétique. Nous ne pouvons expliquer les connaissances modernes ici que d’une manière relativement simple, pour ceux qui sont particulièrement intéressés, nous renvoyons à la littérature correspondante2627.

Chaque fois que nous sommes confrontés à une nouveauté – un virus, une bactérie, mais aussi une nouvelle expérience ou une nouvelle situation de vie –, il y a une chance de développement, mais aussi le risque que la situation nous submerge, que la nouveauté s’occupe de nous et non pas nous d’elle. C’est ainsi que les maladies virales se développent, mais elles ne représentent que la plus petite partie de toutes les contaminations virales.

Pour le comprendre, nous devons une fois de plus nous rappeler une règle de base : dans tout système écologique, qu’il s’agisse d’une forêt, d’un plan d’eau, d’un troupeau de bétail, d’une société humaine ou d’un organisme humain, l’activité virale augmente dès que ce système est soumis à un stress. La raison en est simple : un système vivant en détresse ou menacé est contraint de s’adapter ; il doit changer afin de pouvoir répondre de manière adéquate à la nouvelle situation.

Cela nécessite des changements au niveau microbiologique, jusque dans les gènes. Au niveau génétique, l’écosystème ne peut pas attendre qu’une mutation aléatoire se produise, mais a besoin des virus comme « matériel » génétique pour rendre possible de tels processus d’innovation. Par exemple, des plants de millet devenus plus résistants à la chaleur grâce à l’absorption d’un virus ont pu être cultivés dans des régions chaudes et sèches28.

Pendant les mois d’hiver, l’homme et la nature sont naturellement soumis à un certain stress : manque de nourriture, épuisement des réserves de vitamines et de graisses, manque de lumière et de chaleur, vents froids, etc. Le passage de l’hiver au printemps est une période d’innovation et de motivation, pendant laquelle nous regardons en avant avec confiance et entreprenons beaucoup de choses, motivés que nous sommes par le printemps approchant. D’innombrables coutumes entre le Carnaval et Pâques y sont liées. C’est un principe évolutif qui s’est développé au cours de milliers d’années. Toute la tradition carnavalesque ne repose en fait sur rien d’autre que le rejet de l’ancien, la chasse aux sorcières et la préparation à la nouveauté, à la « vie » nouvelle tant désirée pendant le long et dur hiver.

Pendant les mois d’hiver, la nature dort et l’approche du printemps s’accompagne d’une atmosphère d’attente et d’éveil, qui se répand comme le gazouillis des oiseaux ou le chant du coq le matin, lorsque la vie de l’âme reprend avec l’éveil. Dans cette atmosphère psychobiologique naturelle, qui s’installe en février et mars, les virus sont particulièrement nombreux. Ils sont la matière première organique avec laquelle les forces de renouvellement travaillent au niveau biologique.

Ce n’est que très rarement que les virus sont des pathogènes ! En règle générale, ils ont un mode de vie dit sédentaire ; ils entrent dans notre organisme ou dans les cellules de notre corps et là, ils commencent à muter, en particulier les virus à ARN (hépatite, grippe, VIH, corona et autres). Ils le font souvent avec une rapidité étonnante, de sorte qu’après un certain temps, il ne reste plus rien du virus original, la séquence maîtresse. Ils subissent une micro-évolution très individualisée pour chaque personne ou organisme hôte.

Aujourd’hui, on suppose que les mutants du virus et le système immunitaire mènent une « bataille »29 qui se termine soit par la maladie, soit par l’immunité. En réalité, cette mutation du virus, qui est accompagnée et modulée par le système immunitaire de manière très sensible, élargit la diversité génétique et donc les possibilités d’innovation génétique. Toute la diversité des espèces en évolution a été créée de cette manière ou d’une manière semblable30.

À l’aide des virus, nous créons de nouvelles possibilités sur le plan génétique, mais ces possibilités comportent aussi des dangers de maladies. Lorsqu’un petit enfant fait ses premiers pas, il apprend quelque chose de nouveau – comme les milliers de choses nouvelles qu’il apprend tous les jours. Apprendre à marcher est lié à des risques ; l’enfant doit tomber et se blesser une centaine de fois avant d’acquérir cette nouvelle capacité. Il en va de même pour les maladies infantiles : il s’agit de l’acquisition de compétences immunologiques pour la vie, ce qui implique des efforts et une certaine douleur. Rien n’est jamais gratuit !

La sédentarité d’un virus signifie donc que nous l’avons absorbé, traité et intégré, comme tant d’autres choses que nous prenons dans le monde et que nous nous approprions. Cependant, si notre organisme est soumis à un stress, la vie sédentaire peut se transformer en une vie lytique : le virus se multiplie alors de manière inappropriée et détruit la cellule (lyse). Nous avons donc affaire à une maladie infectieuse. Les virus de l’herpès, par exemple, mènent une vie sédentaire dans les cellules nerveuses, qui devient lytique sous l’effet du stress et se transforme ainsi en infection (boutons de fièvre ou zona).

Épidémies et équilibre social

Que recouvre au juste le concept d’« immunité » ? Nous abordons ici le point central de notre développement : l’activité de notre système immunitaire est l’expression directe de la présence de notre moi. Chaque fois que nous acquérons quelque chose de nouveau, que nous faisons un vrai effort, notre moi est présent.

Notre immunité saine est sur le plan biologique ce qu’est l’attention, la motivation, la confiance en soi, la présence, l’intérêt, l’engagement et bien plus encore sur le plan émotionnel. Si nous voulons vraiment quelque chose, que nous y trouvons un sens, un développement, un sens de la communauté et que nous le faisons avec enthousiasme, alors notre système immunitaire est vital et robuste. Dans les sociétés qui œuvrent solidairement à la réalisation d’un idéal ou d’une vision, où les idées sont vivantes et où les individus ne sont pas passifs et anxieux, mais coopèrent avec courage et créativité, dans l’équité et la confiance parce qu’ils ont un objectif commun, dans ces sociétés, les épidémies n’ont pas de terreau.

Comme l’ont montré les épidémiologistes Richard Wilkinson et Kate Pickett, dans les pays dont la structure sociale est équilibrée, le niveau de santé des populations est bien meilleur31.

Dans la situation actuelle, la prise en compte des résultats modernes de la recherche socio-médicale et de la psychologie sociale aurait conduit à une plus grande prudence dans le choix des mesures juridiques. Le confinement social peut également se transformer en confinement immunologique32.

Si un groupe de 100 personnes est exposé à un virus et que 20 d’entre elles tombent malades, nous ne devons pas nous arrêter à la seule idée de contagion (exposition), mais également nous demander pourquoi 80 personnes ne sont pas malades (disposition et constitution). Il s’agit d’une pensée moderne et salutogénétique, qui fournit des concepts bien plus durables pour l’avenir que la propagande de peur des médias. Quand notre immunité diminue-t-elle ? Ce n’est pas seulement dans la vieillesse, lorsque l’homme n’a naturellement plus de liens aussi forts avec le monde. La psychoneuroimmunologie l’a très clairement mis en évidence au cours des deux dernières décennies : le facteur le plus important de maladie pour l’homme est le stress chronique, négatif, induit par la peur !

« La peur est de loin le sentiment le plus fort qui, par l’activation des réseaux neuronaux du système limbique, en particulier l’amygdale, peut perturber les systèmes de régulation du tronc cérébral pour le contrôle intégratif des réactions physiques et donc les pouvoirs d’auto-guérison de l’organisme. » (Gerald Hüther)33

Aujourd’hui, nous pouvons mesurer en temps réel l’effondrement de notre système immunitaire lorsque nous sommes chroniquement humiliés, exclus, dégradés et rejetés. Lorsque prévalent la faim, la misère, la guerre, la peur, la terreur, le froid et l’enfermement, les maladies et les épidémies éclatent. Les guerres des siècles passés ont fait plus de victimes du choléra, de la typhoïde, du typhus, du paludisme, etc. que les guerres elles-mêmes. Ceci n’est pas dû aux seuls agents pathogènes, mais également à la perte de la sphère d’autonomie de l’être humain lorsqu’il perd la confiance en soi et donc toute motivation à vivre, à cause de la peur et de l’anxiété. C’est alors que nous nous retirons du monde et que les systèmes immunitaires s’effondrent.

Les effets immunologiques négatifs à long terme des mesures actuelles, qui empiètent massivement sur les droits des personnes à la liberté et à l’existence34, ainsi que les souffrances ou maladies qui y sont associées, ne peuvent être enregistrés statistiquement.

Contrairement à une affirmation souvent entendue, le déclin des épidémies et des maladies infectieuses aux 19e et 20e siècles n’est pas dû aux vaccinations et aux antibiotiques, mais presque exclusivement à l’amélioration des conditions de vie, comme l’habitat propre et sec, des vêtements chauds, une alimentation saine et suffisante, l’hygiène, l’eau potable et la sécurité sociale.

« L’addition des taux de mortalité pour la scarlatine, la diphtérie, la coqueluche et la rougeole chez les enfants jusqu’à l’âge de 15 ans montre que la baisse de mortalité observée entre 1860 et 1965 s’est produite à près de 90 % avant l’introduction des antibiotiques et la généralisation des vaccinations »35.

Autrement dit, lorsqu’une société civile humaine fonctionne bien, les épidémies n’ont pratiquement pas de prise sur elle, même si de nouveaux scénarios de peur ont été élaborés au fil des ans avec le SRAS, l’ESB, la grippe aviaire, la grippe porcine et, actuellement, la COVID-19. À regarder l’état des sociétés où de vraies épidémies éclatent, on voit que c’est là que les causes principales se trouvent, non pas dans les virus et les bactéries : par exemple Ebola au Congo où, outre la sécheresse et la faim, la guerre civile, la terreur, les pénuries, les meurtres et les homicides ont régné pendant des années. Aux États-Unis également, le fossé entre les riches et les pauvres se creuse en raison de la paupérisation de larges couches de la société et des tensions sociales qui vont avec. Le coronavirus y touche principalement les noirs et les pauvres.

Au lieu de localiser et de traiter les causes de l’épidémie dans la politique, les médias et la société dans les problèmes réels et structurels, on élabore un scénario de menace. Cela fournit des arguments de vente bienvenus pour un modèle commercial mondial qui vit du spectre des virus et des bactéries. Le chiffre d’affaires des entreprises pharmaceutiques est aujourd’hui de l’ordre de douze chiffres. Tout comme l’industrie de l’armement n’a aucun intérêt à la paix et a souvent alimenté des escalades militaires en finançant des « rebelles » et des « contras », le commerce mondial des vaccins et des médicaments antiviraux doit être stimulé par des stratégies toujours nouvelles pour susciter la peur.

En 2001, lors du Forum économique mondial de Davos, a été signé un contrat pour un partenariat sanitaire public-privé entre l’industrie pharmaceutique et l’OMS36. À partir de ce moment, 75 % du financement de l’OMS (budget annuel de 4 milliards de dollars) provenait de fonds industriels, dont la Fondation Bill et Melinda Gates et le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline, avec les conséquences que l’on sait. De manière tout à fait surprenante pour de nombreux experts, l’OMS a déclaré le niveau d’alerte le plus élevé pour la grippe porcine en 2010, une « pandémie mondiale ». Pour cette raison, le gouvernement fédéral et les gouvernements des États fédérés, par exemple, ont été contraints d’acheter des vaccins à GlaxoSmithKline pour une valeur de plus de 200 millions d’euros dans le cadre de l’accord susmentionné. Mais la pandémie mondiale ne s’est pas produite.

Ces médicaments de GlaxoSmithKline ont fini à l’incinérateur. La fausse alerte de l’OMS aurait apporté au monde pharmaceutique un total de 18 milliards de dollars. Les principaux décideurs responsables du programme de lutte contre la grippe porcine à l’OMS de l’époque entretenaient de bonnes relations avec l’industrie pharmaceutique : Marie-Paule Kieny, qui avait travaillé pour les sociétés pharmaceutiques Transgene et Roche jusqu’en 2001, dirigeait alors le département des vaccins à l’OMS et Klaus Stöhr, après avoir dirigé le groupe de travail de l’OMS sur la grippe pendant de nombreuses années, a rejoint ensuite le géant pharmaceutique Novartis. En 2005, il a mis en garde contre 7 millions de décès liés à la grippe aviaire – en fait, il n’y en a eu que 152 dans le monde
37.

En octobre de l’année dernière, lors d’une réunion appelée « Event 201 » et qui s’est tenue dans un hôtel de New York, a été simulée une pandémie de coronavirus. La simulation a été menée par le Centre pour la sécurité sanitaire de l’Université Johns Hopkins de Baltimore (JHU) en coopération avec le Forum économique mondial et la Fondation Bill et Melinda Gates, les principaux agents du secteur mondial de la vaccination. La simulation a conclu qu’il fallait s’attendre à 60 millions de décès dans le monde. L’une des conclusions était qu’il fallait acheter davantage de fournitures médicales dans le monde entier38.

Les données de l’UJH ont constitué l’une des pierres angulaires du rapport allemand sur la pandémie pendant des semaines au printemps 2020. L’édition de 20 heures du « Tagesschau » utilise également ces chiffres. Cependant, la référence à la source John Hopkins University, qui est toujours citée, ne va pas assez loin. En effet, les données que l’université publie en temps réel pour 180 pays dans un « tableau de bord » proviennent, selon ses propres informations, de centaines de sources individuelles et sont juste compilées par l’UJH. Si l’on recoupe les données avec celles du bureau d’enregistrement officiel allemand, l’Institut Robert Koch, les chiffres de l’université américaine sont dans certains cas supérieurs de plusieurs milliers de nouvelles infections39.

L’un des principaux buts de ces élites de l’industrie mondiale de la santé est d’obtenir de l’ONU la garantie que la gestion mondiale des pandémies sera à l’avenir assurée exclusivement par elles, autrement dit par des entreprises privées40.

Le spécialiste des maladies internes Claus Köhnlein de Kiel (Allemagne) et le journaliste Thorsten Engelbrecht ont écrit un livre très bien documenté et scientifiquement très sérieux sur le commerce mondial des épidémies41. Incontournable dans la situation actuelle !

Le diagnostic d’une criminalité latente dans de nombreux domaines de l’industrie pharmaceutique est posé depuis longtemps et la littérature sur le sujet remplit des étagères entières. Toutefois, le niveau d’indignation publique correspondant est très faible, compte tenu des conditions parfois scandaleuses. Il y a une raison simple à cela : les entreprises pharmaceutiques disposent d’énormes services juridiques, dont le pouvoir et la persévérance ont déjà découragé plus d’un. Les coûts astronomiques de ce réarmement légal sont pris en compte dans le prix des médicaments, qui sont donc financés par les cotisations des assurés. Dans la seule année 2011, GlaxoSmithKline a payé 3 milliards de dollars d’amendes pour commercialisation illégale42. La crise actuelle est un appel urgent à la sensibilisation des populations.

La solidarité et la cohérence d’action qui nous sont aujourd’hui plus ou moins imposées par la crise doivent être acquises de notre plein gré et nous devons activement concevoir une vision commune pour une société plus humaine, pour une démocratie renouvelée, pour laquelle cela vaut la peine de vivre et de travailler. Voilà une manière saine de se sortir d’une épidémie !


Texte initialement publié dans Mitteilungen, juin 2020. Traduit de l’allemand par Anselme Killian. Illustrations par Sofia Lismont.

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Le Dr. Thomas Hardtmuth, né en 1956, est médecin spécialiste en chirurgie et en chirurgie thoracique, auteur indépendant et maître de conférences en sciences de la santé et en médecine sociale à l'Université coopérative d'État du Bade-Wurtemberg (Dualen Hochschule Baden-Württemberg).

Depuis 1985, activité médico-chirurgicale dans diverses cliniques. Jusqu'en 2016, médecin-chef en chirurgie et chirurgie thoracique à la Klinikum Heidenheim. Conférences, séminaires et publications régulières dans le domaine de l'anthropologie médicale anthroposophique.

Publications : Au crépuscule de la vie, Contexte de la démence, de la dépression et du cancer [In der Dämmerung des Lebendigen. Hintergründe zu Demenz, Depression und Krebs] (2011, inédit en français). La Médecine dans l'étau du profit [Medizin im Würgegriff des Profits] (2017, inédit en français), Covid-19 - Guerre ou initiation ? Dans quel monde voulons-nous vivre ? [Corona und die Überwindung der Getrenntheit] (2020, Éditions Triades). Divers articles sur la biologie, l'immunologie, la neurologie.

Notes de l'article

  1. Voir à ce propos également l’interview très instructive du professeur Shiva Ayyadurai, qui travaille dans la recherche en biologie systémique : https://www.youtube.com/watch?v=w0DMuH44h1Y. État des connaissances : avril 2020.9
  2. https://www.youtube.com/watch?v=HpkbwQbkEWo&feature=youtu.be État des connaissances : avril 2020.
  3. https://www.aerzteblatt.de/nachrichten/87049/Influenza-Mortalitaet-weltweit-hoeher-als-bislang-angenommen État des connaissances : avril 2020.
  4. En 1995-96 et 2011-12, le taux de surmortalité lié à la grippe en Allemagne était de 29 000 en 1995-96 et 2011-12 et de 25 000 en 2017-18. En 2009-10, année de la grippe porcine, il était de zéro, ce qui n’a pas empêché un vent de panique dans les médias. Source : https://www.aerzteblatt.de/nachrichten/61516/Grippewelle-Starke-Schwankungen-der-Exzess-Mortalitaet. Pour la COVID-19, il était de 4 615 au 31 mars 2020.
  5. https://influenza.rki.de/Saisonberichte/2018.pdf, page 47. État des connaissances : avril 2020. Ce chiffre est à comparer aux 1 674 cas seulement confirmés en laboratoire et suscite donc des discussions. Étant donné que très peu de patients atteints de la grippe subissent des tests virologiques en laboratoire, il faut supposer que le nombre réel est au moins supérieur au nombre de décès de COVID-19 au cours de la même période.
  6. https://www.youtube.com/watch?v=w-uub0urNfw
  7. https://www.businessinsider.de/wissenschaft/gesundheit/die-haelfte-aller-corona-infizierten-hat-ueberhaupt-keine-symptom/. État des connaissances : avril 2020.
  8. Kary Mullis, prix Nobel pour l’invention de la PCR en 1993, a explicitement mis en garde contre l’utilisation de ce test, développé pour la recherche génétique, dans le diagnostic des maladies infectieuses.
  9. Jones, Kate E. ; Patel, Nikita G. ; Levy, Marc A. et al., « Global trends in emerging infectious diseases », Nature, 2008, 451, pp. 990-993.
  10. https://atlas-der-globalisierung.de/woher-kommt-das-coronavirus/
  11. EHEC = Enterohaemorrhagic Escherichia coli est un mutant du germe intestinal normal E. coli qui provoque une diarrhée sanglante et une insuffisance rénale.
  12. Venegas-Vargas, Christina et al., « Factors associated with Shiga toxin-producing Escherichia coli shedding by dairy and beef cattle », Applied and Environmental Microbiology, Band 82, n° 16, Washington DC, août 2016.
  13. Wallace, Rob, « Big farms Make Big Flu, Dispatches on Influenza, Agribusiness, and the Nature of Science », Monthly Review Press, New York, 2016.
  14. Informations de l’Institut national italien de la santé (https://www.epicentro.iss.it/coronavirus/sars-cov-2-decessi-italia).
  15. Dès les mois d’hiver 2017-18, les hôpitaux des régions respectives s’étaient effondrés sous l’effet d’une grave épidémie de grippe (https://milano.corriere.it/notizie/cronaca/18_gennaio_10/milano-terapie-intensive-collasso-l-influenza-gia-48-malati-gravi-molte-operazioni-rinviate-c9dc43a6-f5d1-11e7-9b06-fe054c3be5b2.shtml).
  16. En janvier 2020, une campagne de vaccination a été menée dans la région particulièrement touchée de Bergame, au cours de laquelle 34 000 personnes ont été vaccinées contre le méningocoque C. Voir : https://www.bsnews.it/2020/01/18/meningite-vaccinate-34mila-persone-tra-brescia-e-bergamo/
  17. Bohnhoff, Marjorie ; Drake, Barbara L. ; Miller, C. Phillip, « Effect of streptomycin on susceptibility of intestinal tract to experimental Salmonella infection », Proceedings of the society for experimental biology and Medicin, 1954; 86. pp.132-137.
  18. Interview du docteur Claus Köhnlein : https://www.youtube.com/watch?v=-LToSnpz8A4&app=desktop
  19. Cohen, Francis et al., « Immune Function Declines With Unemployment and Recovers After Stressor Termination, Psychosomatic Medicine, 69(3), pp. 225-234.
  20. Schubert, Christian, Was uns krank macht, was uns heilt. Verlag Fischer & Gann, Munderfing 2016; pages 111-113.
  21. Sidley, Par, Mbeki appoints team to look at cause of AIDS, British Medical Journal, 2000, 320(7245), 1291. Voir à ce propos également Köhnlein/Engelbrecht p. 153 sq.
  22. Ici aussi, une analyse plus détaillée montre que des facteurs d’influence graves ont contribué aux millions de décès d’hommes majoritairement jeunes,. J’en veux pour exemple les vaccinations massives négligentes avec jusqu’à 24 applications de vaccins par personne avec des préparations contenant des métaux lourds et ayant subi un nombre de tests radicalement insuffisant. Voir Köhnlein/Engelbrecht, pp. 245-252.
  23. Kolata, Gina: Influenza: Die Jagd nach dem Virus. Fischer Sachbücher 2002, p. 73.
  24. Folkmann, Judah; Kalluri Raghu: Cancer without disease. Nature 2004; 427, p. 787.
  25. Lorsque les ordures s’entassent dans les rues d’une ville, les analyser ne nous avancera pas vraiment. Il faut vérifier le système d’élimination des déchets dans la ville pour comprendre les causes du problème. Il en va de même pour les cellules cancéreuses : elles ne nous disent rien sur les raisons de leur prolifération.
  26. Mölling, Karin: Supermacht des Lebens, Reisen in die erstaunliche Welt der Viren, C.H. Beck Verlag 2014.
  27. Hardtmuth, Thomas: Die Rolle der Viren in Evolution und Medizin — Versuch einer systemischen Perspektive. Jahrbuch für Goetheanismus 2019.
  28. Roossinck, Marilyn J.; Márquez, Luis M.; Redman Regina S. et al.: A virus in a fungus in a plant: Three-way symbiosis required for thermal tolerance. Science 2007; 315. pages 513-515.
  29. L’esprit martial en médecine trouve son origine dans la pensée militariste du XIXe siècle, très répandue à l’Hôpital militaire de la Charité (Berlin), la Mecque de la médecine de l’époque. Nous « luttons » contre les virus, les bactéries, les cellules cancéreuses avec des « stratégies » de « destruction » (radiations, chimio, antibiotiques, etc.), ce qui a bien sûr une certaine justification, mais peut aussi induire des idées erronées.
  30. Villarreal, Luis P.; Witzany, Guenther: Rethinking quasispecies theory: From fittest type to cooperative consortia. World Journal of Biological Chemistry 2013; 4(4): pages 79-90.
  31. Wilkinson Richard, Pickett Kate, Gleichheit, Warum gerechte Gesellschaften für alle besser sind, Haffmans & Tolkemitt, Berlin, 2010.
  32. Par ailleurs, rester à la maison n’est pas raisonnable d’un point de vue virologique, car les virus se multiplient particulièrement dans les « couveuses » domestiques ; d’autre part, la lumière du soleil est la meilleure protection antivirale et antibactérienne naturelle, comme le souligne la virologue renommée Karin Mölling dans une interview.
  33. In Badura Bernhard, Schröder Helmut, Klose Joachim, Macco Karin (éditrice), « Arbeit und Psyche, Belastungen reduzieren, Wohlbefinden fördern », Fehlzeiten-Report 2009, Springerverlag, Berlin, 2009, p. 28.
  34. 25 millions de personnes ont perdu leur emploi aux États-Unis et il faut s’attendre à des dizaines de milliers de faillites dans le seul secteur de la restauration allemande.
  35. Porter Rodney R., « The Contribution of the Biological and Medical Sciences to Human Welfare, Presidential Address to the British Association for the Advancement of Science », Swansea Meeting, 1971, The Association, Londres, 1972, p. 95. In Illich Ivan, Die Nemesis der Medizin, Die Kritik der Medikalisierung des Lebens, C. H. Beck Verlag, Hambourg, 1981, p. 21.
  36. L’annonce de Donald Trump d’arrêter les paiements à l’OMS ne signifie en fait rien d’autre que le fait que dorénavant, le financement et donc la politique de santé au niveau mondial seront entièrement entre les mains des multinationales.
  37. https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_santé
  38. https://de.everybodywiki.com/Event_201
  39. https://www.tagesschau.de/inland/johns-hopkins-uni-corona-zahlen-101.html
  40.  https://www.rubikon.news/artikel/pest-und-corona
  41. Köhnlein Claus, Engelbrecht Torsten, Viruswahn, Wie die Medizin-Industrie ständig Seuchen erfindet und auf Kosten der Allgemeinheit Milliardenprofite macht, Emu-Verlag Lahnstein, 8e édition, 2020.
  42. Gøtzsche Peter C., Tödliche Medizin und organisierte Kriminalität, Munich, 2014.